Nous avons donc vus ce qu'est un trou noir, et quels sont les moyens de les détecter, bien que ceux ci n'ont, pour le moment, pas encore prouvé à 100% l'existence des trous noirs. Ainsi, pour détecter un trou noir, il faut avoir recours à diverses méthodes qui permettent de contourner l'obstacle posé par la nature même du phénomène. Par définition, un trou noir est invisible car il n'émet aucune radiation. On ne peut donc pas l'observer directement. Dans le cas d'un trou noir stellaire célibataire, i.e. sans compagnon, la détection est très difficile, voire impossible. Cependant, lorsqu'un trou noir fait partie d'un système binaire*, il est possible de mesurer l'effet de sa gravité sur le spectre de l'étoile visible. De là, on peut déduire sa masse. Comme seul le trou noir ne possède pas de masse limite, les naines blanches et étoiles à neutrons* sont vite éliminées. Pour déterminer si le compagnon obscur est compact, on se sert des sursauts de rayons X causés par l'accrétion de matière. De ces deux données, on peut déduire s'il s'agit ou non d'un trou noir.
Les trous noirs sont donc pour l'instant une hypothétique réalitée, bien que les différents moyens de les détecter soient assez développés, nous n'arrivons toujours pas à encadrer ces objets si mystérieux. Cependant, bien que les modèles de trous noirs commencent à être très réalistes, il reste encore un grand problème à résoudre: que ce passe-t-il dans la singularité*?
Les deux principales théorie de la gravitation, la mécanique quantique* (celle-ci a été utilisée par Stephen Hawking pour savoir ce qu'il se passait après l'horizon, Il est arrivé à l'étonnante conclusion que les trous noirs s'évaporent! Plus leur diamètre est petit, plus ils rayonnent, jusqu'à finalement exploser, éliminant de ce fait la singularité*...) et la relativité* générale sont contradictoires, et pour l'instant, aucune théorie ne les met d'accord. C'est dailleur le principal objectif des physiciens actuellement. La théorie des cordes y arrivera peut être, mais pour l'instant, elle est loin d'être au point et manque de vérifications expérimentales. En effet, elle prédit qu'en plus des 4 dimensions connues, il en existe six ou sept supplémentaires... Nous ne nous avancerons pas plus sur ces différentes théories.
On peut noter un rapprochement entre le trou noir et les suites mathématiques : certaines ont un point attracteur semblable a un trou noir , elles attirent les nombres de la suite.
Pour conclure sur ce sujet, finissons par un peu de poésie avec Gérard de nerval qui, par sa seule intuition de poète (il a été lontemps tourmenté par la dualité de l'ombre et de la lumière), avait déjà entrevue l'existance de phénomènes cosmiques dévoreurs d'espace et de temps (par analogie à lui même, peut être sans le vouloir vraiment) dans un poème intitulé Les Chimères en 1854 :
En cherchant l'oeil de Dieu, je n'ai vu qu'une orbite
Vaste, noir et sans fond, d'où la nuit qui l'habite
Rayonne sur le monde et s'épaissit toujours ;
Un arc-en-ciel étrange entoure ce puits sombre,
Seuil de l'ancien chaosdont le néant est l'ombre,
Spirale engloutissant les Mondes et les Jours !